Vin bio
- Dans la vigne
- Pas de pesticides ni d’herbicides de synthèse
- En cave
- Quelques intrants autorisés, encadrés
- Sulfites
- Plafond plus bas qu’en conventionnel
- Repère
- AB, feuille européenne
Notre cœur penche très fort vers le bio et la biodynamie : c’est plus de 60 % de nos vins, avec quelques vins nature triés sur le volet.
Les bouteilles alsaciennes dont on parle le plus en ce moment. Prix en boutique : pour l’instant, les vins ne sont pas vendus en ligne.
Le vignoble d’Alsace s’étire au pied des Vosges, du Bas-Rhin au Haut-Rhin, abrité de la pluie par la montagne. C’est d’abord une région de blancs, secs pour la plupart, avec une particularité qu’on aime expliquer en boutique : on y nomme le vin par son cépage. Sur l’étiquette, vous lisez « riesling » ou « pinot gris », là où ailleurs on lit un nom de village. Et le vin d’Alsace est mis en bouteille dans la région, dans la fameuse flûte d’Alsace, longue et fine.
Ici, les vins d’Alsace ont forcément une grande place sur nos étagères, mais on les choisit comme les autres : pour le vigneron et ce qu’il y a dans le verre.
Josmeyer et Burckel-Jung en biodynamie, Paul Buecher, Léo Dirringer côté nature, et quelques vins conventionnels de vignerons qui travaillent proprement, pour garder des prix doux. Tout se choisit en boutique : on vous oriente selon votre plat et votre budget.
AOC Alsace, Alsace Grand Cru et Crémant d’Alsace : l’AOC Alsace couvre la grande majorité des vins ; les 51 Alsace Grand Cru désignent des coteaux délimités, aux sols bien identifiés (granit, calcaire, grès, marnes) ; le Crémant d’Alsace est un effervescent de méthode traditionnelle, avec une seconde fermentation en bouteille, comme en Champagne. Et « Edelzwicker » désigne un assemblage de plusieurs cépages.
Sec, tendu, sur les agrumes et la minéralité. Le grand classique, qui vieillit très bien.
Plus ample et rond, avec des notes fumées. Tient tête aux volailles et aux plats crémés.
Très parfumé (rose, litchi, épices), souvent avec un peu de sucre. Parfait sur les fromages forts et la cuisine épicée.
Sec en Alsace, il sent le raisin frais. Un vin d’apéritif idéal.
Léger, vif, désaltérant. Le vin de la tarte flambée et des repas simples.
Souple et facile, c’est aussi la base de beaucoup de crémants.
Le seul cépage rouge d’Alsace, léger et fruité, à servir un peu frais.
Un vin nature, c’est un vin fait à partir de raisins cultivés en bio, vendangés à la main, fermentés avec leurs propres levures, sans rien ajouter ni retirer en cave, et avec peu ou pas de sulfites.
Le vin n’est pas stabilisé par des conservateurs : il est rarement filtré, peut être un peu trouble et évolue après ouverture. Il n’existe pas de label européen « nature ». Le seul repère reconnu en France est la mention « Vin méthode nature », qui autorise au plus 30 mg/l de sulfites ajoutés, ou aucun.
Notre avis : on sélectionne le nature sévèrement. On cherche le coup de cœur, pas le vin qui sent l’écurie ou qui pétille sans prévenir. En Alsace, c’est Léo Dirringer qui tient ce rôle chez nous.
« Rien d’ajouté, rien d’enlevé »
Le vin bio (logo AB ou feuille européenne) : pas de pesticides ni d’herbicides de synthèse dans la vigne. Depuis 2012, les règles bio s’appliquent aussi en cave : certains produits sont interdits et la dose maximale de sulfites est plus basse qu’en conventionnel.
La biodynamie va plus loin. Le domaine est vu comme un organisme vivant : on soigne la vigne avec des préparations à base de plantes, de bouse de corne ou de silice, et on suit un calendrier lunaire pour tailler ou récolter. En cave, on intervient encore moins qu’en bio. Les deux labels que vous verrez le plus souvent sont Demeter et Biodyvin, tous deux très exigeants.
L’Alsace est l’une des régions de France où la biodynamie est la plus répandue, et ses vignerons sont souvent des orfèvres. Les vignerons alsaciens en biodynamie que nous vendons :

Bref, peu importe l’étiquette : l’essentiel, c’est ce qu’il y a dans la bouteille, et avec qui vous la partagez.
Un vin blanc vinifié comme un rouge : le jus macère avec les peaux du raisin pendant des jours, voire des semaines. Il en sort une couleur ambrée, un peu de tanin et des arômes d’écorce, de thé ou de fruits secs. La tradition vient de Géorgie, où le vin fermente dans de grandes jarres enterrées ; en Alsace, le pinot gris et le gewurztraminer s’y prêtent très bien.
Un vin totalement sans sulfites n’existe pas : la fermentation en produit naturellement un peu. On parle donc de vin « sans sulfites ajoutés » (en France, l’étiquette indique « contient des sulfites » dès 10 mg/l). Plus fragiles, ils se gardent au frais et se boivent vite après ouverture. Notre préféré : le Mainbré Rouge du Domaine du Pré Semelé, un sancerre rouge bio.
Mainbré et blanquette de veau →On aime l’Alsace, mais on ne s’y enferme pas. Quelques vignerons qu’on a récemment défendus sur le blog :

Le bio interdit la chimie de synthèse dans la vigne et encadre la cave. La biodynamie ajoute des préparations naturelles et un calendrier lunaire. Le nature n’ajoute rien en cave, avec peu ou pas de sulfites.
Un peu, toujours : la fermentation en produit naturellement. Un vin nature n’en ajoute pas, ou très peu. La mention « Vin méthode nature » autorise au plus 30 mg/l de sulfites ajoutés, bien en dessous des vins bio ou conventionnels.
Riesling, pinot gris, gewurztraminer, muscat, sylvaner, pinot blanc et pinot noir, le seul rouge. Les trois plus connus sont le riesling, le gewurztraminer et le pinot gris.
51. Ce sont des coteaux délimités, chacun avec son sol et son exposition, dont le nom figure sur l’étiquette à côté de « Alsace Grand Cru ». Ils sont réservés pour l’essentiel au riesling, au pinot gris, au gewurztraminer et au muscat.
Il n’existe pas de classement officiel, et tout dépend de ce que vous aimez. Chez nous, on défend des vignerons qui travaillent la vigne avec respect : Josmeyer et Burckel-Jung en biodynamie, Léo Dirringer en nature, Paul Buecher. Venez les goûter à la cave.
Un vin blanc vinifié comme un rouge, avec une macération sur les peaux. Il prend une couleur ambrée, un peu de tanin et des arômes d’écorce ou de fruits secs. On le sert autour de 12 °C.
Pas totalement : la fermentation produit toujours un peu de sulfites. On trouve en revanche des vins « sans sulfites ajoutés », plus fragiles : ils se gardent au frais et se boivent vite après ouverture.
Le plus simple pour choisir, c’est d’en parler : dites-nous ce que vous cuisinez, pour qui et pour combien, et on vous oriente vers la bonne bouteille. Un cadeau ? Nos coffrets vont de 25 à 75 €.
8 rue de la Brême, Strasbourg-Robertsau. Du mardi au vendredi de 10 h à 13 h et de 14 h 30 à 19 h, le samedi de 10 h à 19 h.